Submersion marine à Saint-Malo

Mis à jour : août 2026

En bref

Saint-Malo compte cinq arrêtés de catastrophe naturelle pour chocs mécaniques liés à l'action des vagues, en 1990, 1996, 2008, 2014 et 2018. Aucun diagnostic submersion n'existe : l'obligation porte sur l'information, via l'état des risques.

Comparer 3 devis gratuits

Cinq épisodes, répartis sur trente ans

Le registre national des catastrophes naturelles retient cinq arrêtés visant les chocs mécaniques liés à l'action des vagues pour Saint-Malo : février 1990, février 1996, mars 2008, janvier-février 2014 et janvier 2018.

Cette répartition régulière, à peu près une fois par décennie et deux fois depuis 2014, distingue Saint-Malo de la plupart des communes littorales, où ces arrêtés se concentrent sur un ou deux épisodes exceptionnels.

Une exposition structurelle, pas accidentelle

L'explication tient à la baie. Le marnage y compte parmi les plus importants d'Europe, avec des amplitudes qui dépassent couramment douze mètres en vive-eau.

Quand un fort coefficient rencontre une dépression et un vent de nord-ouest, la surcote s'ajoute à une marée déjà très haute. Le phénomène n'a rien d'exceptionnel ici : il est inscrit dans le régime de la baie, ce que confirme la régularité des arrêtés.

Le registre au-delà de la mer

La commune totalise douze arrêtés entre 1982 et 2018. Outre les cinq épisodes de vagues, quatre concernent des inondations, dont celles de février 1990, janvier 1995 et décembre 1999, les autres relevant de la sécheresse, du mouvement de terrain et de la tempête.

À Saint-Malo, le risque marin domine donc nettement l'historique, ce qui est loin d'être le cas partout sur la côte.

L'intra-muros et les remparts

La ville close est protégée par ses remparts, qui jouent un rôle de digue, et les submersions marquantes se produisent lorsque les paquets de mer les franchissent plutôt que lorsqu'ils cèdent.

Ce cas de figure concerne surtout les niveaux bas et les rez-de-chaussée du front de mer. Le bâti en granit de l'intra-muros résiste bien à l'eau elle-même, mais les désordres portent sur les menuiseries, les réseaux et l'humidité résiduelle des maçonneries.

Aucun diagnostic à faire établir

Il n'existe pas de diagnostic submersion marine. Aucun professionnel ne procède à une mesure ni ne délivre d'attestation, contrairement au DPE ou au repérage amiante.

Ce qui s'impose au vendeur est une obligation d'information : la mention du risque dans l'état des risques, remis dès la première visite et daté de moins de six mois à la signature.

Cinq arrêtés, donc une vigilance sur les sinistres

Le vendeur doit aussi informer l'acquéreur des sinistres ayant donné lieu à indemnisation au titre de la garantie catastrophe naturelle pendant qu'il détenait le bien.

Avec cinq épisodes marins reconnus, dont deux depuis 2014, cette obligation concerne à Saint-Malo un nombre de biens supérieur à la moyenne littorale. Une omission reste opposable après la vente.

La vérification se fait à l'adresse

Le classement communal ne renseigne pas sur un bien précis. Entre un appartement du front de mer et une maison de Saint-Servan en hauteur, la situation n'a rien de commun.

Le portail Géorisques restitue, adresse par adresse, les zonages applicables et l'historique des arrêtés. C'est la source du diagnostiqueur, librement consultable avant même la mise en vente.

Location saisonnière et résidence secondaire

Saint-Malo compte une part importante de meublés de tourisme et de résidences secondaires. L'obligation d'information vaut pour la vente et pour les baux d'habitation.

Pour une location de courte durée, l'état des risques n'est pas exigé au même titre, mais l'information du locataire sur un risque connu reste de bonne pratique, et le document sera de toute façon demandé à la revente.

Le dossier de vente malouin

L'état des risques rejoint le DPE et les autres diagnostics de vente, auxquels s'ajoutent le repérage amiante selon la date du permis et le constat plomb pour le bâti d'avant 1949, très présent intra-muros.

Réunir l'ensemble avant l'annonce évite de retarder le compromis.

Questions fréquentes

Combien d'épisodes de submersion sont reconnus à Saint-Malo ?

Cinq arrêtés de catastrophe naturelle pour chocs mécaniques liés à l'action des vagues : 1990, 1996, 2008, 2014 et 2018. C'est une régularité rare sur le littoral.

Pourquoi Saint-Malo est-elle si exposée ?

À cause du marnage de la baie, parmi les plus importants d'Europe, avec des amplitudes dépassant couramment douze mètres en vive-eau. Un fort coefficient conjugué à une dépression suffit à produire une surcote.

Faut-il un diagnostic submersion pour vendre ?

Non, ce diagnostic n'existe pas. L'obligation porte sur l'information, via l'état des risques remis dès la première visite et daté de moins de six mois à la signature.

Les remparts protègent-ils l'intra-muros ?

Ils jouent un rôle de digue. Les submersions marquantes surviennent quand les paquets de mer les franchissent, ce qui touche surtout les rez-de-chaussée du front de mer.

Dois-je déclarer un sinistre indemnisé ?

Oui, s'il a donné lieu à indemnisation au titre de la garantie catastrophe naturelle pendant votre période de détention. Avec cinq épisodes reconnus, le cas est fréquent ici.

Sources officielles

3 devis à comparer100% gratuitSans engagementRéponse sous 24hIntervention sous 48h
Devis gratuits

Comparez jusqu'à 3 devis de diagnostiqueurs à Saint-Malo

Décrivez votre projet en 2 minutes : réponse sous 24 h, 100 % gratuit et sans engagement.

1Votre bien
2Votre sélection
3Vos coordonnées

Quel est votre projet ?

Sélectionnez votre situation pour démarrer

Choisissez une réponse pour continuer

Gratuit · Sans engagement